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Réduire les retours produits, stratégies sur la description, la taille, le conseil et le service client en ecommerce

Réduire les retours produits, stratégies sur la description, la taille, le conseil et le service client en ecommerce

Réduire les retours produits, stratégies sur la description, la taille, le conseil et le service client en ecommerce

En e-commerce, réduire les retours n’est pas seulement une affaire de logistique. C’est un sujet de marge, de satisfaction client et de croissance. Dans la mode, le taux de retours dépasse régulièrement 30 %, avec des pics à plus de 40 % pour certaines catégories (chaussures, denim). Même en dehors du textile, de nombreux marchands tournent entre 8 et 15 % de retours.

Résultat : des coûts directs (transport, reconditionnement, SAV), mais aussi un impact fort sur le cash-flow, le stock et l’empreinte environnementale. La bonne nouvelle ? Une part importante de ces retours est évitable, en travaillant mieux la description, la taille, le conseil et le service client.

Objectif de cet article : vous aider à attaquer le problème à la racine, côté expérience d’achat, pour réduire durablement vos retours sans dégrader la conversion.

Comprendre vos retours pour agir au bon endroit

Avant d’empiler les nouvelles fonctionnalités, il faut d’abord savoir pourquoi vos clients renvoient vos produits. Dans la plupart des audits e-commerce, on retrouve les mêmes causes :

Si vous ne mesurez pas précisément ces raisons aujourd’hui, vous naviguez à vue. Mettez très vite en place :

Vous identifierez rapidement les “serial killers” de votre marge : 5 % de vos références peuvent générer 30 à 40 % de vos retours. Ce sont celles-là qu’il faudra prioriser dans la suite des actions (fiche produit, taille, éducation client, etc.).

À retenir : sans analyse fine des motifs de retour par produit, vous risquez de traiter le problème de manière trop générale et d’investir au mauvais endroit.

Réduire les retours à la source : une fiche produit ultra précise

Une bonne partie des retours se joue… sur la fiche produit. Beaucoup de marchands sous-estiment encore l’effet de quelques lignes manquantes ou imprécises.

Les éléments clés à travailler :

Exemple : IKEA ou Made.com affichent systématiquement des schémas de dimensions avec hauteur, largeur, profondeur, voire épaisseur des éléments. Résultat : moins de “le meuble ne passe pas dans mon salon” ou “ce n’est pas la taille que j’imaginais”.

Autre levier puissant : la preuve sociale contextualisée.

À tester : plusieurs marchands observent une baisse de 10 à 15 % des retours sur un SKU après avoir ajouté 2 à 3 photos portées supplémentaires + un paragraphe “Ce qu’il faut savoir avant d’acheter”.

Taille, coupe, fit : passer du “choix au hasard” au choix assisté

Dans la mode, la chaussure ou le sport, la taille est souvent la 1re cause de retour. Les clients commandent plusieurs tailles “au cas où” (bracketing), faute d’informations précises. Là encore, tout se joue en amont.

Les briques indispensables :

Des acteurs comme Zalando, ASOS ou Decathlon utilisent déjà massivement les données de retour pour ajuster les messages de taille par modèle. Les résultats observés tournent autour de :

Si vous n’avez pas encore d’outil de recommandation avancé, commencez simple :

À retenir : chaque fois que vous laissez le client “deviner” sa taille, vous augmentez mécaniquement le risque de retour.

Conseiller avant d’acheter : mettre l’expertise au service de la réduction des retours

Beaucoup de retours sont liés à un mauvais choix initial de produit : le besoin n’a pas été bien qualifié. Or, en magasin, c’est précisément le rôle du vendeur : orienter, poser des questions, recadrer les attentes. En ligne, c’est à vous de recréer ce rôle conseil.

Plusieurs leviers sont possibles, selon votre maturité :

Un retailer de sport que j’ai accompagné a mis en place un quiz de choix de chaussures de running basé sur le niveau, la fréquence et le type de terrain. Résultat : -9 % de retours sur cette catégorie en 6 mois, avec un panier moyen en hausse (meilleure adéquation produit / besoin, upsell plus pertinent).

À retenir : plus le produit est engageant (prix, usage long terme, technicité), plus il est rentable d’investir dans du conseil pré-achat pour éviter un retour post-achat.

Service client : de centre de coûts à levier de réduction des retours

Le service client est souvent vu comme une brique de gestion des problèmes. C’est en réalité un poste clé pour limiter les retours… si on le pense comme un levier d’accompagnement et non comme une simple hotline.

Quelques actions concrètes :

L’enjeu n’est pas d’empêcher un client insatisfait de renvoyer, mais de supprimer les retours “de confort” alors qu’une aide simple aurait suffi à débloquer la situation.

Mesurer, tester, optimiser : piloter les retours comme un KPI business

Réduire les retours n’est pas une action one shot. C’est un chantier continu, à piloter comme un KPI majeur, au même titre que le taux de conversion ou le panier moyen.

Les indicateurs à suivre :

Ensuite, il faut tester. Quelques idées d’expérimentations :

L’objectif est de construire progressivement une “boîte à outils” de ce qui fonctionne pour VOTRE catalogue, vos clients, vos canaux. Ce qui marche pour un pure player mode ne sera pas forcément optimal pour un retailer bricolage ou un DNVB beauté.

Checklist opérationnelle : par où commencer demain matin ?

Pour transformer ces idées en plan d’action concret, voici une checklist synthétique :

En abordant les retours comme un sujet transversal (produit, marketing, UX, service client, logistique), vous passez d’une logique défensive (“comment gérer ce flux sans exploser mes coûts ?”) à une logique offensive : mieux vendre, mieux conseiller, mieux retenir vos clients.

Et surtout, vous posez une base saine pour faire grandir votre e-commerce sans faire exploser le coût caché le plus sous-estimé du secteur : le retour produit.

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