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Le rôle de la donnée first party pour sécuriser l’acquisition et la fidélisation en ecommerce multi-canal

Le rôle de la donnée first party pour sécuriser l’acquisition et la fidélisation en ecommerce multi-canal

Le rôle de la donnée first party pour sécuriser l’acquisition et la fidélisation en ecommerce multi-canal

Cookies tiers en fin de vie, CPM qui s’envolent, iOS qui “casse” le tracking, audiences qui s’éparpillent entre web, app et magasin… Dans ce contexte, la donnée first party n’est plus un sujet de confort, c’est une question de survie pour les e-commerçants multi-canaux.

La bonne nouvelle ? Les enseignes qui structurent vraiment leur stratégie de first party data sécurisent à la fois leur acquisition et leur fidélisation, tout en réduisant leur dépendance aux plateformes publicitaires.

Pourquoi la donnée first party devient l’actif clé du e-commerce multi-canal

Depuis 2020, le coût d’acquisition client a explosé pour la majorité des e-commerçants. Selon plusieurs études sectorielles, le CAC a augmenté de 30 à 50 % en moyenne avec la combinaison :

Résultat : les budgets média montent, la visibilité sur la performance baisse. Or, la donnée first party inverse le rapport de force. Pourquoi ?

Dans un modèle multi-canal, cette donnée devient le fil rouge qui relie vos investissements d’acquisition (média) à vos efforts de fidélisation (CRM, service client, expérience en magasin). Sans ce fil, chaque canal optimise pour lui-même… mais pas pour la rentabilité globale.

À retenir : dans un environnement post-cookie, la donnée first party devient votre “assurance vie” marketing : elle vous permet de continuer à cibler, mesurer et fidéliser sans dépendre uniquement des plateformes.

Cartographier ses sources de donnée first party en environnement multi-canal

Avant de parler outils ou scorings avancés, la première étape est très opérationnelle : où, concrètement, collectez-vous déjà des données first party ? Et où pourriez-vous en collecter davantage, sans dégrader l’expérience client ?

Les principales sources, côté e-commerce multi-canal :

Un retailer omnicanal dans la mode, par exemple, pourra ainsi :

On passe alors d’une vision fragmentée (un client web, un client magasin, un client app) à une vision unifiée du parcours. C’est cette vision qui permettra ensuite d’optimiser à la fois l’acquisition (quels profils cibler ?) et la fidélisation (quels clients prioriser ?).

À retenir : la question n’est pas “avons-nous de la donnée ?” mais “savons-nous où elle se trouve, comment la relier et comment la rendre exploitable par les équipes marketing, e-commerce, retail et logistique ?”.

Structurer la collecte : consentement, valeur perçue et architecture data

La donnée first party ne se “subit” pas, elle se mérite. Autrement dit : si vous voulez que vos clients acceptent de partager leurs informations, vous devez rendre l’échange de valeur évident.

Trois piliers à travailler :

Un pure player beauté qui a industrialisé cette approche peut, par exemple :

Résultat mesuré dans ce type de dispositif : +20 à +40 % sur le taux de clic des emails, +10 à +20 % de panier moyen sur les segments exposés à la personnalisation.

Sécuriser l’acquisition : comment la first party data réduit la dépendance média

La plupart des e-commerçants continuent à piloter l’acquisition avec des signaux fragiles : cookies tiers, conversions mal remontées, algorithmes publicitaires en “boîte noire”. La first party data permet de reprendre la main.

Quelques leviers concrets, activables rapidement :

À retenir : la first party data transforme l’acquisition : vous ne “louez” plus seulement des audiences aux plateformes, vous capitalisez sur votre propre actif clients pour mieux cibler, mieux exclure et mieux mesurer.

Fidélisation et valeur client : la donnée first party comme moteur de rentabilité

Une fois l’effort d’acquisition réalisé, la capacité à transformer un premier achat en relation durable devient le principal levier de rentabilité. La first party data permet de passer de l’animation “one size fits all” à des scénarios fins, adaptés à chaque segment.

Quelques approches éprouvées :

À retenir : la même donnée first party qui sert vos campagnes d’acquisition est le carburant de vos programmes de fidélisation. Ne pas l’exploiter sur ce volet, c’est accepter de payer trop cher chaque nouveau client.

Organisation, gouvernance et collaboration : les vrais défis de la first party data

Techniquement, les briques existent. Là où beaucoup d’enseignes butent, c’est sur l’organisationnel : qui pilote la data ? Qui en est responsable ? Comment aligner marketing, e-commerce, IT, retail, logistique ?

Quelques bonnes pratiques issues des acteurs les plus avancés :

À retenir : la bataille ne se joue pas uniquement sur la technologie. Les e-commerçants qui tirent vraiment parti de la first party data sont ceux qui ont clarifié les rôles, aligné les KPI et donné de l’autonomie aux équipes métiers.

Plan d’action 90 jours pour muscler sa stratégie de first party data

Comment passer de la prise de conscience à l’action rapide, sans lancer un “grand chantier data” qui durera deux ans ? Voici un plan pragmatique sur trois mois.

En 90 jours, l’objectif n’est pas d’avoir une plateforme ultra-sophistiquée, mais :

À retenir : la donnée first party n’est pas un “projet” ponctuel, c’est un actif à faire grandir. Mais en abordant le sujet avec une logique 80/20, vous pouvez très vite sécuriser votre acquisition, muscler votre fidélisation et surtout reprendre la main sur votre business dans un monde post-cookie et résolument multi-canal.

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