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Comment les marques d’ecommerce repensent leur stratégie omnicanale pour mieux capter le client hybride à chaque étape du parcours d’achat

Comment les marques d’ecommerce repensent leur stratégie omnicanale pour mieux capter le client hybride à chaque étape du parcours d’achat

Comment les marques d’ecommerce repensent leur stratégie omnicanale pour mieux capter le client hybride à chaque étape du parcours d’achat

Un client qui découvre un produit sur TikTok, compare les prix sur Google Shopping, teste en magasin le week-end puis finalise l’achat depuis son canapé via une app de cashback : ce scénario n’a plus rien d’exceptionnel. C’est la norme. Ce “client hybride” ne pense pas en canaux, mais en expérience fluide, disponible, personnalisée, au meilleur prix et sans friction.

Face à lui, beaucoup de marques paient encore les limites d’une omnicanalité “cosmétique” : un site e-commerce à côté des magasins, un peu de click & collect, quelques campagnes CRM omnicanales… mais des données éclatées, des équipes silotées et une expérience client fragmentée.

La nouvelle génération d’acteurs – DNVB, retailers en transformation, pure players “phygitalisés” – repense profondément sa stratégie omnicanale. Objectif : capter le client hybride à chaque étape du parcours, qu’il commence en ligne, en magasin ou sur un réseau social, et le ramener vers l’achat le plus rentable pour la marque… tout en restant pertinent pour lui.

Comprendre le client hybride : des parcours non linéaires et ultra-fragmentés

Avant de dessiner une stratégie omnicanale, il faut accepter une réalité : le parcours d’achat n’est plus un tunnel linéaire mais une suite de micro-moments.

Selon différentes études sectorielles récentes :

Le client hybride :

Pour les marques d’e-commerce, l’enjeu n’est donc plus seulement d’“être présent sur tous les canaux”, mais de reconnaître le même client partout, d’orchestrer des rebonds pertinents entre les canaux et de mesurer l’impact business réel de chaque point de contact.

Unifier la donnée client et produit : le socle technique indispensable

La plupart des stratégies omnicanales échouent pour une raison simple : les données sont fragmentées. D’un côté le site e-commerce, de l’autre le CRM magasin, plus un outil pour le service client, un autre pour les campagnes emailing, parfois une app mobile à part… Résultat : impossible de suivre correctement un client hybride.

Les marques qui avancent vite ont quasiment toutes investi dans :

Un exemple significatif : un retailer mode qui a migré son CRM magasin et son e-CRM vers une CDP unique a pu supprimer 30 % de ses envois de campagnes jugées “redondantes” par les clients (newsletter + SMS + notification app pour la même promo), tout en augmentant de 18 % le taux de réachat à 90 jours grâce à des scénarios mieux séquencés entre les canaux.

Repenser la prospection : capter l’attention à la source du parcours

Capter le client hybride commence bien avant votre site. La bataille se joue sur les plateformes où naissent les intentions d’achat : Google, marketplaces, réseaux sociaux, mais aussi comparateurs, contenu éditorial, avis clients et influence.

Les marques les plus performantes combinent plusieurs leviers omnicanaux dès la phase de prospection :

Exemple opérationnel : une DNVB de mobilier a déployé des rendez-vous visio avec des décorateurs. Le lead vient parfois d’Instagram, parfois d’un QR code scanné en popup store. Le conseiller construit un panier en live, que le client retrouve ensuite dans son compte en ligne ou en magasin. Résultat : un taux de transformation post-rendez-vous supérieur à 40 % et un panier moyen +30 % par rapport aux ventes “classiques”.

Orchestrer les canaux pendant la considération : du ROPO au “cross-channel by design”

La phase de considération est celle où le client hybride va multiplier les va-et-vient entre en ligne et hors ligne. L’enjeu n’est plus seulement de “répondre présent”, mais d’orchestrer intelligemment ces rebonds.

Quelques mécaniques qui montent en puissance :

Exemple : un acteur de l’électroménager a équipé ses vendeurs en magasin d’une app qui permet de :

Ce simple dispositif a permis d’augmenter de 25 % le taux de transformation des visites magasin ayant donné lieu à un devis, tout en réduisant la pression commerciale ressentie (“je repars avec mon devis, je commande quand je veux”).

Fluidifier l’achat : paiement et livraison réellement “anywhere”

Au moment de l’achat, le client hybride veut un choix maximal… mais sans complexité. C’est là que beaucoup de parcours omnicanaux se cassent encore les dents : trop de clics, trop d’options, pas assez de clarté sur les promesses.

Les marques qui repensent sérieusement leur omnicanalité travaillent sur quatre axes clés :

Un pur player mode qui a généralisé le ship-from-store a ainsi réduit ses délais moyens de livraison de 1,5 jour tout en améliorant de 20 % son taux de rotation des stocks magasin. Côté client, la promesse “livré demain” devient fiable sur une plus grande partie du catalogue, y compris en période de soldes.

Capitaliser sur l’après-achat : SAV, retours et fidélisation omnicanale

Le parcours ne s’arrête pas au paiement. Pour un client hybride, le vrai test de l’omnicanalité arrive souvent après l’achat : suivi de commande, retours, échanges, SAV, recommandations…

Les marques qui performent transforment ces moments – souvent perçus comme “coûteux” – en leviers de fidélisation et d’upsell :

Un distributeur spécialisé DIY a par exemple mis en place un parcours de retour assisté : lors d’un retour en magasin d’un produit acheté en ligne, le vendeur accède à l’historique complet du client, propose une alternative ou un upsell (outil complémentaire, garantie étendue) et peut déclencher un geste commercial personnalisé selon la valeur du compte. Résultat : plus d’un retour sur trois se transforme en nouvel achat sur place.

Piloter la performance : nouveaux KPI pour une omnicanalité rentable

Sans pilotage adapté, l’omnicanalité se transforme vite en “usine à gaz” coûteuse. Les marques qui s’en sortent le mieux ont revu en profondeur leur manière de mesurer la performance.

Au-delà des KPI classiques (chiffre d’affaires e-commerce, trafic, taux de conversion), on voit émerger :

Ces KPIs influencent directement les arbitrages : faut-il privilégier le drive-to-store ou le drive-to-web pour une campagne donnée ? Quels segments de clients pousser vers quels canaux de livraison ? Où investir en priorité dans la formation ou les outils vendeurs ?

Aligner les équipes et les process : l’omnicanalité est d’abord une transformation organisationnelle

Derrière chaque réussite omnicanale, on retrouve rarement “un bon outil”, mais presque toujours une réorganisation en profondeur. Les silos historiques (e-commerce vs retail, marketing vs logistique, digital vs réseau) ne tiennent plus face au client hybride.

Les marques qui avancent ont mis en place :

Un retailer mode qui a relié la rémunération variable des directeurs de magasin au chiffre d’affaires web livré depuis leur point de vente (ship-from-store) a vu en quelques mois une : plutôt que de “subir” le digital, les équipes magasin se sont mises à pousser l’app, le click & collect et les retours web en boutique. Résultat : meilleure expérience client et croissance conjointe des ventes en ligne et en magasin.

À retenir : 6 chantiers prioritaires pour capter le client hybride

Pour passer d’une omnicanalité de façade à une stratégie réellement performante, six priorités se dégagent :

Le client hybride ne va pas redevenir linéaire. C’est donc aux marques d’adapter en profondeur leurs stratégies omnicanales, non pour ajouter des couches de complexité, mais pour simplifier réellement l’expérience… tout en pilotant plus finement la rentabilité de chaque interaction. Les acteurs qui réussiront ce virage ne seront pas seulement “présents partout” : ils seront performants partout, sur chaque point de contact qui compte pour leurs clients.

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