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Abandon de panier, les tactiques de relance qui fonctionnent sans dégrader l’image de marque des sites marchands

Abandon de panier, les tactiques de relance qui fonctionnent sans dégrader l’image de marque des sites marchands

Abandon de panier, les tactiques de relance qui fonctionnent sans dégrader l’image de marque des sites marchands

Entre 60 et 80 % des paniers sont abandonnés selon les secteurs. Autrement dit, pour 10 clients qui démarrent un achat, à peine 2 à 4 vont jusqu’au bout. La relance de panier est donc un levier de chiffre d’affaires immédiat… mais aussi un terrain miné pour l’image de marque. Emails trop agressifs, SMS intrusifs, remises systématiques : à force de “harceler” les prospects, certains sites se tirent une balle dans le pied.

La question n’est plus “faut-il relancer les paniers ?”, mais “comment le faire intelligemment, sans abîmer la perception de votre marque ?”.

Comprendre pourquoi vos paniers sont abandonnés (avant de relancer)

Relancer sans comprendre, c’est comme optimiser un taux de conversion sans regarder l’analytics. Voici les causes principales d’abandon, toutes verticales confondues :

Pourquoi c’est important pour votre stratégie de relance ? Parce que le message doit adresser la vraie friction :

Commencez par analyser :

Votre séquence de relance doit ensuite répondre à ces freins, et non se limiter à “Vous avez oublié votre panier”.

Définir le bon ton : relancer sans “supplier” le client

C’est ici que se joue l’image de marque. Un e-mail de relance est un point de contact à part entière, au même titre qu’une campagne de notoriété ou une page d’accueil. Il doit donc respecter votre territoire de marque : vocabulaire, ton, promesse.

Quelques lignes rouges à ne pas franchir :

Privilégiez au contraire un ton :

Exemple concret : une DNVB de cosmétiques naturels premium préfère un message du type : “On a mis votre routine soin de côté”, avec visuels épurés, plutôt qu’un “-15 % si vous revenez dans les 24h”. L’objectif : rester cohérent avec un univers haut de gamme, où la marque se positionne comme experte et non comme discounter.

Structurer une séquence de relance multi-canal, sans sur-sollicitation

Pour la plupart des sites, une séquence efficace repose sur 2 à 3 emails maximum, éventuellement complétés par un canal complémentaire (SMS, web push, retargeting). Au-delà, le risque de lassitude et d’atteinte à l’image devient réel.

Une architecture type, à adapter selon votre cycle d’achat :

Objectif : simple rappel, sans incitation agressive.

Objectif : adresser les objections probables.

Objectif : clôturer la séquence sans pression.

Côté canaux complémentaires :

Faut-il vraiment proposer une remise dans les relances de panier ?

C’est la tentation numéro un. Pourtant, une réduction systématique sur les abandons de panier peut :

Une alternative plus vertueuse consiste à segmenter :

Un retailer de mode qui a testé cette approche a constaté :

La marque a ainsi préservé son positionnement milieu/haut de gamme, tout en captant l’essentiel du chiffre d’affaires additionnel.

Personnaliser les relances sans tomber dans l’hyper-tracking anxiogène

La personnalisation est un levier puissant, mais mal dosée, elle peut vite devenir intrusive :

Les bonnes pratiques pour rester du bon côté de la barrière :

Exemple : une marque de sport peut, pour un panier contenant des chaussures de running, ajouter dans l’email de relance :

On est dans la personnalisation utile, orientée usage, pas dans le stalking.

Intégrer la relance panier dans une expérience omnicanale cohérente

Pour les retailers et les marques omnicanales, la relance ne peut plus être pensée “en silo email”. Elle doit s’intégrer dans un parcours global :

Un acteur de l’électronique grand public a par exemple remplacé son 3e email de relance “classique” par :

Résultat : moins de conversions immédiates que via une promo agressive, mais un panier moyen supérieur et un meilleur NPS post-achat. L’image d’expert-service est renforcée, ce qui alimente la fidélisation.

Checklist : une relance de panier qui convertit sans abîmer la marque

Avant de lancer ou de refondre votre stratégie de relance, passez en revue ces points :

Mesurer l’impact réel sur le business… et sur la perception

Optimiser une séquence de relance uniquement au prisme du taux de conversion est tentant, mais réducteur. Pour arbitrer entre tactiques plus ou moins agressives, regardez :

Une marque peut très bien booster de 20 % ses conversions sur paniers abandonnés… tout en dégradant sa base engagée à moyen terme, avec plus de churn, un panier moyen en baisse et une image de “marque qui brade tout le temps”.

La bonne approche : raisonner en équilibre global entre CA incrémental, marge et capital de marque. Mieux vaut parfois accepter quelques paniers non récupérés que transformer votre site en machine à promotions anxiogènes.

Passer à l’action : par où commencer dans les 30 prochains jours ?

Pour transformer ce sujet en plan opérationnel, vous pouvez :

La relance de panier n’est pas un “mal nécessaire” ni une simple mécanique d’emailing automatique. C’est un prolongement de votre expérience client et un révélateur puissant de votre culture : mettez-vous la pression à court terme, ou créez-vous une relation qui respecte le temps, les choix et l’intelligence de vos clients ?

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